Les règles pour bien choisir votre nom de domaine (3ème partie)

Choisir le meilleur nom de domaine pour votre futur site n’est pas une mince affaire. Je vous ai précédemment présenté les principales règles à respecter dans la première et la deuxième partie de cette série d’articles. Cependant, même si vous les avez toutes prises en compte, il peut y avoir un pépin.

J’en vois même trois possibles. D’abord, le cas où toutes vos bonnes idées créatives ont été prises. Avant de vous relancer dans un pénible second brainstorming, considérez la possibilité de changer tout simplement l’extension pour une un peu moins courue (le « .biz » quand le « .com » est pris, par exemple). Retournez donc jeter un œil à la liste disponible. Jouez éventuellement avec les tirets en en ajoutant entre les mots s’il n’y en avait pas, ou en les supprimant dans le cas contraire.

Deuxième pépin envisageable, le prix du domaine avec cette extension que vous trouviez si sympathique. Ainsi, le « .car » est aujourd’hui proposé à… 2300€ HT !!! Idem pour le « .protection ». Quant au « .makeup », passer une année avec lui vous coûtera la bagatelle de 5800€ HT. Si si. Eh oui, ça pique un peu au portefeuille, n’est-ce pas ?

Bien entendu, il s’agit de cas extrêmes, mais vous devrez parfois transiger sur l’originalité de votre extension ou du nom de domaine qu’elle permet. Considérez par exemple « b.io », avec pour objectif le site www.b.io ou tout simplement b.io. Il en coûterait 37€ HT par an. Si vous comptez réservez aussi des variantes (« legume-b.io », « legumes-b.io », « fruitsetlegumes-b.io »…), ça finit par faire beaucoup plus cher qu’avec un classique .fr.

Troisième pépin, le squatteur dans son droit. Vous vouliez choisir tout simplement le nom de votre entreprise, mais il existe un homonyme qui a eu l’outrecuidance de déposer le nom de domaine correspondant avant vous. C’est regrettable, mais à moins que vous n’ayez déposé la marque avant l’enregistrement de son domaine, vous n’y pouvez rien. Comme statistiquement l’impertinent officie probablement dans un autre secteur, vous devrez aussi lutter contre la confusion involontaire que cela va provoquer sur les moteurs de recherche. Je vous conseille tout simplement de préciser votre secteur d’activité dans le nom. Imaginons que votre entreprise s’appelle Dupont, et que vous ouvrez dans le transport de fret tandis que votre homonyme est dans la plomberie. www.dupont.fr est pris, tout comme www.dupont.com et ainsi de suite. Pourquoi ne pas déposer www.dupont-transports.fr ou www.dupont-fret.fr ?

De plus, afin de limiter la gêne pour vos prospects et les risques de perte d’opportunités avec ceux qui se lasseront de vous chercher, je vous suggère de vous entendre avec votre homonyme afin que chacun intègre sur sa page d’accueil une boîte du type « Vous cherchez l’entreprise de transports Dupont, cliquez ici » ou « Vous cherchez l’entreprise de plomberie Dupont, cliquez ici ».

Courage, ne traînez pas. Pour exister sur le Web, vous devez avoir un site et donc un domaine. A vos claviers.

 

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