Quel avenir pour Google+ ?

Réponse perfectible de Google à Facebook, Google+ s’est fait laborieusement, au fil des ans, une place sur le marché des réseaux sociaux. La société américaine ne cache d’ailleurs pas son insatisfaction. Son PDG avait même avoué en 2014 à Bloomberg « ne pas avoir anticipé l’essor de (ce marché) », et que cela constituait « (sa) plus grande erreur ». Résultat, Vic Gundotra, son créateur, est parti en 2014, suivi en mars dernier par le directeur financier.

« Google+ est la sauce Tabasco d’Internet, tout le monde l’a mais personne ne l’utilise » avait cruellement résumé David Jones, ancien patron d’Havas. Pourtant, Google n’a pas ménagé sa peine… ni ses principes, en vain. En effet, les chiffres communiqués par le géant américain sont largement bidonnés, et ne reflètent pas la réalité. L’entreprise a ainsi l’habitude de mélanger les choux et les carottes pour maquiller la situation. En forçant par exemple l’usage (et donc la création) d’un compte Google+ comme identifiant pour d’autres produits, puis en comptabilisant ces actions comme autant d’activités pour Google+.

Bonne nouvelle, il n’aura fallu que quatre ans au californien pour en prendre conscience et agir. Bradley Horowitz, un de ses vice-présidents vient d’annoncer dans une tribune baptisée « Chaque chose à sa place » que d’ici à quelques mois, un compte Google+ ne serait plus nécessaire pour utiliser ses autres outils. Le VP a implicitement infirmé les rumeurs insistantes d’arrêt du service, en annonçant des changements à venir, dont de nouvelles fonctions. Suspens !

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