Stockez et partagez vos vidéos en réseau

Le Home-cinéma ultime – épisode 2

Se constituer une installation home-cinéma aux petits oignons passe nécessairement par l’acquisition d’une solution de stockage adéquate, pour accueillir vos films et les rendre accessibles en réseau. Après un tour d’horizon dans le premier article de cette série, je vais donc maintenant vous présenter un premier équipement encore peu banal dans une chaîne audio-vidéo, j’ai nommé le NAS (Network Attached Storage).

Le NAS, sa vie, son œuvre

Il ne s’agit de rien d’autre qu’un serveur de fichier, un petit ordinateur spécialisé dans cette tâche, qui intègre plusieurs disques durs et partage leur contenu en réseau. Autonome, il ne nécessite pas d’écran et peut s’oublier dans une buanderie, un office ou un placard aéré. Dans un souci louable de paix des ménages, je vais me contenter ici d’évoquer les modèles allant de 2 à 24 baies (chaque baie pouvant accueillir un disque dur).

Son achat n’est donc pas forcément indolore sur le plan financier. En fait, tout dépend de l’embonpoint de votre vidéothèque. La première chose à faire consiste donc à estimer au plus juste la capacité nécessaire pour stocker tout ce beau monde.

A moi les grands espaces

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Ce genre de collection ne va pas tenir sur un simple disque dur

Un fichier MKV va usuellement occuper entre deux et 9 Go, selon la résolution et le niveau de compression. Mais si vous êtes perfectionniste, ça ne va pas être la même musique. Une image ISO de DVD sans compression mais expurgée de ses suppléments prendra en général entre 4.5 et 8 Go, disons 5 en moyenne. Pour les Bluray, comptez 25 Go, voir 35 en 3D. Multipliez maintenant le nombre de vos films entrant dans chacune de ces catégories, et vous obtiendrez la capacité globale nécessaire… à ce jour. Car votre collection va naturellement continuer à s’étoffer, et vous n’avez certainement pas envie de tout remettre à plat régulièrement. Je vous conseille par conséquent d’anticiper vos achats pour les quelques années à venir.

Vous tenez maintenant la capacité nécessaire, enfin la capacité brute plus exactement, car quelques subtilités viennent alourdir la note. D’abord, la capacité réelle d’un disque (ou d’un ensemble de disque) n’est jamais sa capacité nominale pour plusieurs raisons. Pour commencer, les constructeurs trichent. Ils considèrent que 1 To fait 1000 Go, alors qu’il en fait en réalité 1024. Du coup, 1 To annoncé ne correspond pas à 1000 Go mais à 976. Et le formatage en retire lui aussi une petite lichette.

Sécurité : la double peine

Ensuite, il y a la question de l’intégrité de vos données. Un disque dur est une pièce d’usure. Avec le temps, il peut tomber en panne, et son contenu se dégrader partiellement. Les constructeurs de NAS proposent donc tous un ingénieux principe de duplication des données appelé RAID. Celui-ci consiste à découper chaque fichier en morceaux, à les répartir sur l’ensemble des disques présents dans le NAS, et à ajouter des informations permettant de reconstituer un morceau perdu.

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RAID 5 ou 6: l’union fait la force

Avec un formatage en RAID 5, la disparition d’un disque complet n’entraine aucune perte de données. En RAID 6, vous pouvez en perdre 2. Naturellement, cette sécurité à un prix : Une perte de capacité sur l’ensemble de votre NAS équivalente à un disque en RAID 5, et deux en RAID 6. Je vous vois venir, vous vous dites « le RAID 5, ça ira bien comme ça ». Eh bien non, jeunes insouciants. Si votre plantureuse vidéothèque représente plusieurs dizaines de téraoctets, ne mégotez pas. Car statistiquement, vous courrez beaucoup plus de risques.

L’addition, s’il vous plait

Imaginons que vous ayez 500 DVD plus 250 Bluray enregistrés sous forme d’images ISO, et que vous achetez quatre Bluray par mois en moyenne. Vous voulez probablement être tranquille au moins quatre ans. Il vous faut donc 500*5+250*25+25*4*12= 22.450 Go, autrement dit 8 disques de 3 To plus deux pour le RAID 6. Ce qui nous fait 10 disques à environ 105€ dans les bonnes crèmeries, plus un NAS capable de les accepter à 1400€.

Vous venez de faire le calcul du surcout, et pris de convulsions, vous vous roulez sur la moquette en lâchant un inquiétant filet de bave ? Je vous comprends, mais c’est le prix de la sécurité. Car croyez-moi, vous ne voudrez pas riper deux fois votre vidéothèque. Et puis un bon banquier allié à une petite psychothérapie vous aideront à passe ce cap difficile. Vous ne le regretterez pas, d’autant qu’il s’agit d’un composant indispensable dans notre projet de home-cinéma ultime.

Quel NAS choisir ?

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Les Synology 5 baies: un bon rapport capacité/prix allié à une impressionante extensiblité

Maintenant que vous connaissez la capacité dont vous avez besoin, vous devez déterminer le nombre de baies le plus adapté. Plus la capacité d’un disque dur est élevé, plus le prix au gigaoctet l’est aussi. Ainsi, le bon plan est en ce moment un modèle de 3 To : le Seagate ST3000DM001, tandis que les 4 To restent chers. Il peut donc se révéler plus rentable de prendre un NAS avec plus de baies pour y mettre des disques de moindre capacité. A vous de faire le calcul selon vos besoins.

Une fois fixé sur le nombre de baies, reste à choisir la marque et le modèle. Pour la marque, pas besoin de se faire des nœuds au cerveau. Depuis un certain temps déjà, Synology mène indiscutablement le bal. Le constructeur propose l’offre la plus large et la plus avancée techniquement, sans que cela se ressente sur l’addition. J’aurais d’ailleurs l’occasion de revenir une autre fois sur l’incroyable richesse fonctionnelle de ces produits.

En attendant, voici les valeurs sûres de la marque : DS413 (4 baies), DS1512+ (5 baies extensibles à 15 avec deux modules DX513) et le DS2413+ pour les grosses fringales (12 baies extensibles à 24 grâce au DX1211).

Dans le prochain épisode, je vous décrirai comment transférer vos galettes DVD et BR sur votre NAS flambant neuf.

 

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