Et si Google devenait payant ?

Surprenante, l’hypothèse n’a cependant rien d’invraisemblable. Car le moteur de recherche numéro un, qui règne sans partage depuis 25 ans, commence sérieusement à tanguer.

Vous avez nécessairement remarqué comme moi que ses résultats laissaient à désirer, malgré d’incessantes optimisations de ses algorithmes. Combien de résultats à côté de la plaque ? Combien de clics jusqu’en page deux ou trois en pure perte ? C’est bien simple, nous continuons à l’employer par habitude, sans grande conviction et faute de mieux.

Enfin ça, c’était avant. Car les alternatives se multiplient, avec des solutions fortement mâtinées d’intelligence artificielle (voir « Révolution dans les moteurs de recherche »). D’ailleurs, Google a commencé à expérimenter cette approche aux États-Unis, en adjoignant à une bonne dose de Geminy, son outil d’IA générative encore perfectible, pour dire les choses pudiquement.

Malgré la menace d’une concurrence requinquée menée par Microsoft, Google marche pourtant sur des œufs. Car il ne faudrait pas oublier sa principale activité et source de revenus : sa régie publicitaire. Car cette dernière génère environ 80% de son chiffre d’affaires, ce qui incite bien naturellement à la prudence.


En effet, mine de rien, le plus ou moins rapide basculement de l’ancien système s’appuyant sur des mots clés habilement employés vers une nouvelle recette faisant la part belle à l’IA remet complètement en cause cette belle mécanique, en torpillant involontairement la vente de mots clés sponsorisés.

Si bien que quoi vendre, à qui et où l’afficher pour profiter de ce beau trafic de visiteurs, la réponse ne semble pas aller de soi. Or si l’IA redonne de la pertinence au moteur de recherche en détruisant son modèle économique, il va bien falloir trouver de l’argent ailleurs.

Une hypothèse serait de passer au payant, mais qui accepterait de passer à la caisse pour un simple moteur de recherche. Surtout, Microsoft lui a déjà coupé l’herbe sous le pied avec la version gratuite de Copilot, laquelle s’offre en prime le luxe de s’appuyer sur Chat GPT 4. Google peut donc difficilement lui rendre la monnaie de sa pièce.

En plus de cette concurrence impitoyable, il serait aussi compliqué pour Google de passer au payant. À moins de coupler son moteur de recherche à son service d’IA générative Gemini pro, (la version normalement payante). Mais l’équation économique laisse dubitatif. Et puis cela bousculerait bien trop d’habitudes. Sans compter que tant de personnes confondent encore le navigateur Chrome avec le moteur de recherche Google Search. Bon courage pour les marketeurs qui devront faire passer tout ça.

Ça ne donne pas envie d’investir dans des actions Google, et on comprend mieux pourquoi son PDG est donné partant avec une certaine insistance.


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