Est-ce la fin du monopole de ChatGPT ?

Personne ne contestera à ChatGPT son titre de lauréat du service en ligne le plus innovant en 2023. Mais les enjeux économiques de ces outils de création de contenu conversationnel basé sur l’IA ont sérieusement aiguisé les appétits. Selon tout évidence, la lutte va être rude.

Il existe en effet à ce jour plusieurs dizaines de modèles concurrents, dont trois à coup sûr ne comptent pas faire de la figuration. Google tout d’abord, qui y travaille de longue date. Quand Open AI lui a grillé la politesse, il a sorti dans la précipitation son premier modèle : PaLM. Pas ridicule, mais pas au niveau non plus. Gemini, la vraie réponse de Google, serait impressionnante selon les rumeurs.

Tout juste annoncée officiellement, elle ne devrait pas trop tarder. Mais au-delà des performances, Google annonce aussi des coûts en chute libre. D’ailleurs, les logiciels s’appuyant sur ChatGPT tendent de plus en plus s’ouvrir à d’autres modèles. Et cette saine émulation ne fait que commencer.

Troisième larron, déjà bien implanté sur le marché, Antropic a été fondé par des anciens d’Open AI. Il propose avec Claude un concurrent de poids qui se distingue particulièrement par ses aptitudes à créer de très longs contenus, et aussi à soutenir de longues conversations. Car ChatGPT dispose, beaucoup de gens l’ignorent, d’une mémoire qui fait assez rapidement défaut si vous jouez vraiment le jeu de la conversation.


Enfin, Meta fourbit lui aussi ses armes, mais avec une pudeur de violette. L’éditeur de Facebook marche manifestement sur des œufs et cherche à faire oublier certains épisodes sentant le soufre, comme le scandale Cambridge Analytics. Pour s’acheter une conduite, fini les revendications tapageuses. Le « nouveau Meta » mise toujours sur l’IA plus que jamais, mais dans le calme, le respect d’autrui et l’ouverture. D’où par exemple la disponibilité de LLaMa 2 en open source.

Et de tout nouveaux intervenants, comme la startup Perplexity, aiguisent également leurs couteaux. Forte d’un financement de plus de 100 millions de dollars, l’entreprise exploite aussi les modèles de ses petits camarades pour son service de chat, mais développe activement son propre modèle. Tout comme Palm2 de Google, il a pour attrait d’être non modéré. En clair, il vous épargnera tout prêchi-prêcha si vous vous aventurez sur des sujets sensibles et sujets à polémiques. Son tarif n’arien à voir non plus, et sa frugalité pourrait permettre de l’embarquer dans un simple smartphone.

A ce propos, les rumeurs se font insistantes au sujet d’une annonce majeure d’Apple dans ce domaine. La prochaine version d’IOS renforcerait considérablement Siri, qui accuse un retard colossal. Son objectif serait d’intégrer une vraie IA ne nécessitant pas d’accès Internet. Un argument supplémentaire pour justifier sa course à la puissance ?

La situation de quasi-monopole de ChatGPT touche selon moi à son terme. Mais il ne concédera des miettes à ses concurrents que contraint et forcé. L’éditeur multiplie donc les annonces (organisation des historiques de chats, gestions de personnas, reconnaissance vocale, plugins…), mais souvent avec un bon temps de retard.

De fait, on le sent un peu à la peine sur le terrain des innovations. Il n’est pas rare de le voir reprendre des idées initiées par des plateformes s’appuyant elles-mêmes sur ChatGPT. Ou tout simplement de se faire attendre indéfiniment, comme par exemple avec l’interfaçage avec d’autres applications en ligne avec les webhooks. Je reviendrai prochainement sur mon tiercé personnel d’outils employant l’intelligence artificielle.


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