Sorti de nulle part, DeepSeek a explosé sur le marché de l’intelligence artificielle en deux temps trois mouvements. Le service en ligne a provoqué un buzz incroyable, le propulsant par exemple en tête des téléchargements sur smartphones.
Plus incroyable encore, il vient de provoquer un mini crash boursier dans la high-tech, vaporisant instantanément des centaines de milliards de capitalisation boursière de ce secteur : Boadcom, Oracle, et jusqu’à -17% pour Nvidia !
Comment cela est-il possible ? Il faut reconnaître que le service est incroyablement efficace et rapide. Même si certaines réponses laissent imaginer une certaine marge d’amélioration, de tels débuts augurent de rapides gains de performances une fois acquis un brin de maturité supplémentaire.
Surtout, DeepSeek est entièrement gratuit (pour l’instant ?), y compris pour son modèle le plus sophistiqué R1 fonctionnant comme ChatGPT o3 par chaîne de pensée. Par les temps qui courent, ça ne se refuse pas. Encore que, car DeepSeek possède aussi un côté moins reluisant.
L’entreprise a notamment un peu enjolivé sa success-story, prétendant qu’elle avait réussi ce tour de force avec trois bouts de ficelles. Enfin, quelques millions de dollars, tandis qu’Open AI a lui englouti des dizaines de milliards. En réalité, il serait plutôt question de plusieurs milliards au minimum. Mais au-delà de ce petit arrangement avec la vérité, DeepSeek aurait aussi joyeusement vampirisé des données d’Open AI en toute illégalité pour réduire ses temps d’apprentissage.
Pire, l’entreprise ferait preuve d’une moralité aussi élastique qu’une gymnaste roumaine des années 70. Je pense ici au peu de considération qu’elle montrerait pour la confidentialité des données de ses utilisateurs. Enfin, sa disponibilité souffrirait actuellement de tentatives de piratage (rétorsion discrète des Américains ?), lesquelles rendent sa disponibilité actuelle relativement aléatoire.
Alors, faut-il l’utiliser ou pas ? À mon avis, oui, mais… Sans être obsédé par les questions de confidentialité, je ne me vois pas employer directement ce service exploité par DeppSeek lui-même. À moins de travailler sur un contenu qui n’a rien de confidentiel. Toutefois, il existe deux plans B. D’abord, passer par un agrégateur de modèles IA comme l’incontournable Magai, sur lequel je ne taris toujours pas d’éloges. Deepseek étant en logiciel libre, Magai héberge lui-sur ses serveurs un code « propre », sans risque d’indiscrétions (sauf bien entendu de la CIA, du FBI, de la NSA…).
La seconde alternative consiste à auto-héberger vous-même le service en local en récupérant les fichiers nécessaires sur Github, ou en passant par l’excellent Pinokio, que je vous avais présenté dans « Comment créer du contenu multimédia de qualité en quantité illimitée ». Mais attention, il va vous falloir disposer d’une configuration assez brutale, avec une très grosse carte graphique Nvidia, un gros processeur, et beaucoup de mémoire. Bref, idéalement, une configuration à 3000 ou 4000€.
Pour terminer ce spécial IA chinoise, je me dois de mentionner Qwen, dont la version 2.5 se montre tout aussi prometteuse. Mais là aussi, sortez couverts.
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