l’IA ne ferait-elle pas de nous de parfaits crétins ?

Je pourrais formuler ma question différemment. Ce qui constituera probablement une des plus grandes avancées du XVIe siècle suscite également une forte méfiance, parfois inspirée des scénaristes les plus imaginatifs de Hollywood.  Les robots vont-ils nous asservir ? L’IA va-t-elle nous voler notre travail ? Et j’en passe des meilleures.

Alors, bien sûr, le vent va très probablement souffler fort sur le marché du travail. Et l’IA, cette innovation incroyable, devrait être vu aussi comme un atout unique pour affronter un monde toujours plus complexe, alors que nos capacités n’évolueraient pas exactement dans le bon sens en Europe occidentale. Selon certaines études, cela serait dû à des facteurs environnementaux, à l’impact des écrans et/ou à la qualité de l’éducation.

Mais sur le fond, au-delà de ses aspects positifs avérés, l’intelligence artificielle provoque un problème similaire à l’arrivée en masse des calculatrices dans les années 80. Concrètement, nous avons tous perdu l’aptitude à réaliser des opérations simples sans prothèse numérique. 96471/68 ? Pouvez-vous le calculer avec une simple feuille et un crayon ? Non, naturellement. Moi non plus, je vous rassure.


Or, la même chose nous arrive actuellement avec l’IA. En pire. Car ce que nous vivons en déléguant aux machines nos tâches de création de contenu va au-delà d’un simple oubli méthodologique. Non, notre cerveau prend acte de notre changement, et perd alors le savoir-faire accumulé jusqu’ici en la matière. Renoncer à l’outil ne nous ramènerait pas instantanément à nos anciennes aptitudes sans une période de sevrage conséquente. Une étude récente du MIT, certes réalisée sur un échantillon relativement restreint, aboutit à cette conclusion, et évoque notamment un affaiblissement de la mémoire, de la pensée critique et de la créativité.

Alors que faire, si les LLM à la ChatGPT atrophient notre cerveau ? Pas renoncer à l’IA, selon moi, mais revenir un usage plus raisonnable. Comme le dit sagement une maxime attribuée à Paracelse, un alchimiste du XVIe siècle, « le poison est dans la dose ». Je crois sincèrement qu’il est temps de remettre l’IA à sa place, celle d’un assistant. Autrement dit, celle de quelqu’un qui exécute nos décisions, qui contribue à donner forme à notre vision, et non pas à la concevoir. Dans cette histoire, nous devrions rester décideurs, et pas chercher à déléguer tout et n’importe quoi. Partagez-vous ce point de vue ?


Et si l'intelligence artificielle
devenait votre assistant personnel ?

Qu'elle vous débarassait des tâches ingrates et pénibles ?

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