La gratuité sur Internet et le sandwich aux Tuc

Il y a quelques années, j’avais abordé dans un article la question de la gratuité sur le Web. J’y concluais que soit vous payez autrement (avec vos données), soit vous obtenez un service plus ou moins au rabais. Comme dit le proverbe, quand vous payez avec des cacahouètes, vous obtenez des singes.

Mais parfois quand même, nous tombons sur de vrais morceaux de gratuité ET d’efficacité, qui remplissent idéalement leur fonction sans aucune contrepartie. C’est alors la félicité. Mais au fait, pourquoi fonctionnons-nous comme ça ? Il y a manifestement quelque chose de pas très clair dans notre comportement. Ou plutôt deux choses.

La première a de très profondes racines culturelles et historiques. En gros, l’argent c’est sale, c’est le mal. Du coup, la question gène, met mal à l’aise, et on évite de l’aborder frontalement. Je caricature à peine. A contrario donc, le gratuit impliquerait la bonté, l’abnégation, l’altruisme. Ce raisonnement très discutable, nous le faisons sans même nous en rendre compte. Un vrai biais cognitif.

Alors quand ce qui ressemble à un bon plan nous tend les bras sans contrepartie, nous basculons dans une autre dimension où le rationnel s’efface souvent complètement. Nous sommes ainsi fascinés, comme un lapin pris dans les phares d’une voiture. Malheureusement, ça n’aide pas à prendre une décision rationnelle.


La seconde raison de notre attirance pour le gratuit a elle en revanche des fondements bien plus cohérents. Nos conditions de vie et de travail n’évoluant généralement pas exactement dans un sens très positif, le gratuit devient une solution de survie évidente. Au point d’obscurcir là aussi notre jugement sur les conséquences de ce choix.

C’est ce que j’appellerais le syndrome du sandwich aux Tucs. Vous savez, ce plat de gourmet des ados fauchés en vadrouille (ou des pauvres à la rue) : une couche de Tucs qui traînaient au fond du sac, une couche de ketchup, une de Tucs à nouveau, et enfin une de moutarde, des ingrédients haut de gamme en libre-service au MacDo. Pas bon, mais tellement gratuit !

Une participante à un de mes ateliers m’avait raconté il y a longtemps ses démêlées pour réaliser elle-même son propre site Web sur WordPress. Le résultat qu’elle avait atteint à force de patience, de tests et de lectures studieuses était vraiment très honorable. En revanche, elle s’était au bout d’un moment heurtée à un mur. Comment aller plus loin, et obtenir ce qu’elle voyait sur d’autres sites ? Mystère.

En fait, elle restait prisonnière d’un postulat erroné : les composants d’un site WordPress serait forcément gratuit (et au-delà tout ce qui se trouve sur Internet). Dans l’absolu, si on veut. Mais en y passant un temps ahurissant pour réinventer l’eau chaude et contourner les difficultés qui nous séparent de nos objectifs. À aucun moment, elle n’avait imaginé ou considéré qu’un petit billet pour acheter une extension WordPress aurait pu résoudre ses problèmes instantanément. À la manière des forçats du clic qui enchaînent des tâches répétitives et assommantes sur le Web pour une ridicule obole.

Alors, soyez fou. Oubliez vos réflexes et pesez toujours vraiment le pour et le contre de l’option payante. Vous pourriez être surpris de vos conclusions.



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