La rapidité d’adoption de l’IA générative a battu tous les records passés : téléphone portable, Internet, microordinateur… ChatGPT avait même passé la barre du million d’adeptes dans le monde en cinq jours à peine.
Pour aboutir à ce résultat impressionnant, Open AI a employé une technique vielle comme le monde, à savoir l’échantillon gratuit. Et même un peu plus que l’échantillon. Il faut en effet reconnaître que ce pilier de l’IA, ainsi que tous ses concurrents, ne mégote pas sur la gratuité. À tel point que les utilisateurs payants représentent probablement moins de 10% du total. Pour un usage basique, ça suffit réellement.
Mais cela peut-il durer ? De nombreuses sources le laissent entendre, indépendamment de l’échéance concernée. Car à court terme, les modèles « nano », qui souvent conviennent largement, tirent les prix vers le bas. Le principe de l’open source aussi, généralement adopté par les ultra dynamiques et talentueux développeurs chinois, tels que DeepSeek, ou Américains comme Meta.
À moyen terme, certains analystes considèrent que le marché devrait majoritairement basculer vers la tarification au résultat. Sachant que le coût des appels aux API de tous les fournisseurs dégringole avec une régularité de métronome, ça ne devrait pas bouleverser notre budget. L’optimisation forcée du code par la raréfaction des ressources nécessaires pousse aussi dans le même sens.
Enfin, à long terme, il y a de bonnes chances que l’IA générative aille même jusqu’à la gratuité totale, une fois devenue une simple commodité. Les efforts des piliers de la high-tech (Google, Microsoft, Apple…) vont clairement dans ce sens. Il convient aussi de considérer que, tout particulièrement en entreprise, les usages ainsi que leur sophistication vont continuer à se développer. Et donc les coûts tout autant.
Toutefois, deux beaux cailloux pourraient venir se glisser dans nos chaussures. Le premier résulte des projets pharaoniques de développement de datacenters, qui ont provoqué une explosion ahurissante des prix de la mémoire. À tel point que la rentabilité et la pertinence à terme, vieux concepts poussiéreux du vingtième siècle, reviennent sur le devant de la scène. Or l’IA en nécessite énormément. Avec inévitablement un effet sur les prix.
Bien que l’argent reste un banal ingrédient pour toute l’industrie de l’IA, les éditeurs ont tous fini par proposer, en plus d’une formule payante à environ 20 brouzoufs (choisissez la devise que vous voulez, ça ne changera pas grand-chose), des formules premium à 200€. Des rumeurs évoquent même une mystérieuse formule à plus de 20.000$ par mois chez Open AI. Mais on comprend le message : il faut augmenter le montant du panier moyen.
Le deuxième caillou tient à la consommation énergétique, dont le cours n’évolue pas franchement à la baisse (+267% sur cinq ans). Et ça n’est pas l’invraisemblable marché européen de l’énergie qui risque d’y remédier dans nos contrées.
Malgré tout, je reste très optimiste sur la question du prix. Mais méfiance quand même si cet ingrédient est devenu stratégique dans votre activité. Anticipez dès maintenant les conséquences d’une hausse brutale, et commencez par considérer des agrégateurs d’IA comme l’indispensable Magai.
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