L’art délicat de la relecture en quatre conseils

Fautes de frappe, d’orthographe, inattention… les causes d’erreur ne manquent pas, même avec un excellent niveau d’expression écrite. Un simple petit caractère en plus ou en moins peut à lui seul changer radicalement la perception de nos lecteurs. Voire provoquer un cataclysme. Moralité, la phase suivant l’écriture d’un texte et son envoi ou sa publication, la relecture, devrait faire l’objet de la plus grande attention.

1-Donnez du temps au temps

Pour se ménager, notre cerveau baisse de lui-même son niveau d’attention sur les problèmes potentiels que nous avons-vous-mêmes ignorés. Après plusieurs minutes passées le nez dessus, nous finissons par ne plus voir l’évidence. Rien ne vaut une bonne nuit de sommeil pour réinitialiser nos neurones. Cela implique bien entendu de ne pas devoir publier immédiatement ce que nous venons d’écrire. Et ce recul bénéfique sur l’écriture fera aussi parfois apparaître des qualités ou des défauts que nous finissions par ne plus voir.

2-Quoi relire ?

Relire soi-même est indispensable. Mais après une ultime modification, même mineure, nous devrions aussi systématiquement relire l’intégralité du texte. Pas juste la phrase changée. Car d’autres parties du texte renvoyaient peut-être vers la précédente version, et cela risque de faire sérieusement désordre.


3- Rien ne vaut une relecture externe

Comme nous perdons facilement tout recul avec notre production, je vous conseille de faire appel à un ou plusieurs tiers pour relire votre texte. Leur œil sera d’autant plus neuf qu’ils le découvriront sans préjugé. Idéalement, il vaudrait mieux que vos relecteurs n’entretiennent aucun lien émotionnel avec vous. Ils n’en seront que plus libres de vous annoncer les mauvaises nouvelles éventuelles (style paresseux, manque de clarté, longueur inadaptée, parties incompréhensibles…). Nous apprécions tous les encouragements, mais ça n’est pas ici l’objectif.

4-Un bon outil, mais lequel ?

Les correcteurs intégrés dans les principaux traitements de texte, Word compris, ne valent pas grand-chose. Ils sont tout juste bons à vous dire si un mot figure dans le dictionnaire. Et encore ! Je vous conseille donc de passer à quelque chose de plus sérieux, à savoir l’indispensable Antidote. Il s’agit d’un vrai correcteur grammatical, qui va réellement analyser la structure grammaticale de votre texte, vous signaler les erreurs éventuelles et vous proposer un correctif. Ne le nourrissez quand même pas avec l’intégrale de Proust, il a ses limites, mais je m’avoue assez bluffé par la qualité des résultats. Mieux, il peut vous aider à améliorer votre style en traquant les répétitions, les ruptures de style, l’abus de verbes d’état ou de tournures passives… Enfin, il comprend de nombreux dictionnaires forts pratiques (synonymes, antonymes, cooccurrences, étymologiques…)


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