Meta ne serait-il pas en train de faire un sort à sa messagerie instantanée Messenger ? L’éditeur s’éloigne en effet de plus en plus de la stratégie entamée il y a dix ans, et consistant à séparer clairement Facebook de Messenger. Depuis deux ans, dans un impressionnant dérapage contrôlé, tout semble indiquer un retour en arrière complet.
Les manœuvres ont commencé par un remplacement des applications natives Mac et PC par des applications Web App, une solution à l’économie bien moins convaincante. Celles-ci vont maintenant passer à la trappe, seules subsisteront les versions smartphones et tablettes. En avril 2006, il faudra passer par facebook.com. Mais d’où vient donc ce désamour ?
Plusieurs explications se cumulent probablement. D’abord, les temps sont durs pour tout le monde. Surtout après avoir gaspillé une fortune dans des délires d’espaces et de casques de réalité virtuels, qui n’ont même pas rameuté les joueurs purs et durs. Et encore moins le commun des mortels. Certains analystes parlent d’au moins 60 à 80 milliards de dollars, à savoir pas loin de la valeur d’une centaine d’hôpitaux flambants neufs. De quoi rendre les actionnaires nerveux à la longue. La réduction des applications à maintenir ne fera naturellement pas de mal sur ce point.
Tout aussi concrètement, Meta pourrait bien vouloir donner un solide coup de pouce à l’engagement sur Facebook, autrement dit les interactions avec les utilisateurs. La moitié des 13-17 ans a ainsi disparu en dix ans, et la tendance ne semble pas prête de s’inverser. Reels, actualités, IA et autres outils s’y essayent pourtant avec une certaine efficacité. La réintégration de Messenger irait dans ce sens.
Enfin, Messenger fait un peu double emploi avec Whatsapp, racheté en 2014. Ce dernier revendique au passage pas moins de trois milliards d’utilisateurs dans le monde, qui trouvent à leur disposition nombre d’applications natives (dont l’iPad depuis mai 2025).
D’ailleurs, celles-ci restent largement méconnues, sous-estimées et sous-employées. Elles simplifient pourtant grandement les choses, notamment le partage rapide de contenu issu d’un ordinateur, un avantage de taille face à l’ancêtre SMS. Même si vous ne passez pas la moitié de votre temps à l’étranger. Oubliez le site Web, passez à l’application.
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