C’est du moins ce que certains voudraient croire. Mais qu’en est-il vraiment ? De toute évidence, cela va piquer un peu. Le forum économique mondial, pour ce que valent ses prévisions, estime par exemple que 92 millions d’emplois dans le monde vont disparaitre de ce fait d’ici 2030.
Comme lors de toutes les révolutions technologiques passées, certaines professions vont inévitablement rejoindre les cochers de fiacre et les allumeurs de réverbères au cimetière des grands disparus. Il ne fait par exemple pas bon se lancer actuellement dans des études de graphisme, à moins d’avoir l’intime conviction de pouvoir tutoyer les étoiles dans ce secteur.
Mais bien d’autres domaines devraient subir un souffle conséquent, à commencer par celui de l’éducation. France Stratégie pense qu’il en ira de même pour les emplois administratifs (-25% anticipés), ou encore le support client déjà bien engagé dans cette voie, la comptabilité, la finance…
Inversement, la nouvelle donne qui se prépare devrait ouvrir un boulevard dans la high-tech (cybersécurité, intelligence artificielle, robotique, navigation autonome…) et dans des secteurs plus classiques (bâtiment, livreurs, agriculture, développement durable, soins aux personnes…) Au total, il serait question d’environ 170 millions de nouveaux emplois sur la même période. A échéance de 2030, France Travail anticipe notamment un besoin de nouveaux ingénieurs informatiques de 115.000 personnes, soit +26%.
La peur n’évitant pas le danger, il convient néanmoins de regarder avec lucidité la sauce à laquelle nous serons éventuellement mangés. Autrement dit, notre secteur d’activité fait-il partie de ceux menacés ? Et si oui, où se trouve notre porte de sortie la plus évidente ? Si la réponse ne va pas de soi, je vous recommande d’entamer sans tarder un petit bilan de compétences. J’en ai bénéficié moi-même il y a quelques années, et je reste agréablement surpris du résultat, ne serait-ce que pour y voir un peu plus clair sur nous-mêmes.
Maintenant, même si l’IA fait planer une menace très concrète sur votre tête à court ou moyen terme, la nature de ce risque diffère probablement un peu de ce vous imaginez. Si je n’ai jamais cru que les robots allaient nous prendre tous nos emplois, il me paraît en revanche évident que ces derniers sont probablement menacés par des humains purs jus, qui eux vont utiliser l’IA sans fausses pudeurs. Car conscients des avantages décisifs apportés en efficacité par de tels outils, de moins en moins de gens se montrent encore réticents. Ne laissez pas passer ce train.
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