Pourquoi l’IA fait peur : la résistance au changement expliquée

Ardent promoteur de l’IA et utilisateur ultra fréquent moi-même, je tombe parfois dans mes efforts d’évangélisation sur des écueils classiques conséquents. Il s’agit souvent tout bonnement de la bonne vieille résistance au changement, mais pas que. Et ses raisons peuvent être multiples et cumulables :

« Je n’ai pas besoins de ça ». Il y a 20/25 ans, mon père m’expliquait que les téléphones portables ne servaient à rien. Puis, il s’était aperçu qu’ils avaient au moins pour mérite de pouvoir demander de l’aide à n’importe qui, que leur coût avait fondu comme neige au soleil, et qu’il n’était plus nécessaire de rester cloitré chez soi pour recevoir ou passer des appels. Une fois le pas franchi, il s’était littéralement greffé l’appareil dans la main, et ne modérait en rien son goût pour les conversations kilométriques. L’IA est identique. Cet assistant du quotidien se rend très vite indispensable

« Les résultats sont nuls ». Effectivement, si vous avez testé de manière improvisée ChatGPT sans aucune méthode, à plus forte raison si cela remonte à un certain nombre de mois ou d’années, il existait probablement des raisons de penser cela. Mais, tant les outils que les méthodes ont radicalement évolué. Je propose d’ailleurs une formation entièrement dédiée à ce sujet (« L’intelligence artificielle productive »), et des chroniques régulières sur le sujet dans ces colonnes.


« Je n’ai plus l’âge pour ça ». Mauvaise nouvelle, vous allez quand même en manger. Et à haute dose. Ceux qui ont freiné des quatre fers à l’arrivée de la micro-informatique puis du Web s’en mordent encore les doigts. Il est devenu impossible de faire quoi que ce soit sans l’aide de ces deux piliers. Eh bien l’IA va juste rajouter un troisième pilier, avec ou sans votre accord. Et en peu partout (dans les applications, les systèmes d’exploitation, les sites Web, les voitures…

« Ce truc va me faire perdre mon emploi ». Il existe en effet un risque pour cela, plus ou moins marqué selon le secteur. Mais aussi une certitude : c’est ce qui va arriver si vous laissez passer le train, parce que vos concurrents se saisissent à pleines mains de cet avantage déloyal pour ceux qui le snobent. Et ils ne vont pas bouder leur plaisir.

« L’IA ne me semble pas très éthique ». Alors il est clair que les services concernés mettent modérément en avant leurs efforts de respects de la vie privée, mais ceux-ci existent vraiment. Même s’il faut souvent aller chercher à la loupe la petite option cachée dans un coin. Sur les questions concernant les biais dans les données d’entrainement faussant certains résultats, cet aspect est sans fin, mais les éditeurs le prennent réellement très au sérieux et agissent vraiment pour les corriger. Enfin, le manque de transparence complique naturellement l’adoption de l’IA. Mais le chemin est étroit entre secret industriel et pédagogie sur le fonctionnement des algorithmes.

Moralité, ne remettez pas à demain votre adoption de l’IA, vous vous en voudriez inévitablement quand il s’agira de rattraper votre retard le jour venu. Enfin, Rome ne s’est pas construite en un jour. Or l’IA sent encore la peinture fraîche, patience. A nous, utilisateurs, de contribuer à son évolution positive et à sa maturité, en y poussant les éditeurs.


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