Il me semble objectivement un peu compliqué de déceler en moi une quelconque technophobie. En ce qui concerne l’intelligence artificielle, j’ai par exemple été un des premiers utilisateurs assidus, et je continue à le faire souvent plusieurs fois par jour, tant pour ma vie professionnelle que personnelle. D’ailleurs, j’ai développé une formation très accessible à tous dans ce domaine-là.
Alors, où se trouve donc ce mystérieux côté sombre ? Que sont ces fameux agents ? Il s’agit tout simplement de programmes capables de gérer des interactions entre l’intelligence artificielle et votre environnement, en prenant des décisions, et en réalisant des actions sur votre ordinateur selon vos directives ou votre comportement.
C’est ce degré d’autonomie qui me chiffonne, certes variable, et quand bien même il implique mon accord initial. Pas de chance, la vague ne fait que commencer. L’architecture client-serveur MCP développée par Anthropique, l’éditeur de l’excellent Claude, vise par exemple à simplifier l’interchangeabilité des données entre les grands modèles de langage de manière standardisée. Le service N8N pousse pour sa part loin la création d’agents intelligents capable d’interagir.
Et les services d’IA classiques s’y mettent directement, comme ChatGPT et Perplexity. Ce dernier vient même de lancer Comet, son navigateurs Web enrichi de connecteurs avec ChatGPT, Google Search, Gmail, des services de traduction… Il sait résumer des pages Web, comparer des produits, programmer des RDV ou encore gérer des emails.
Tout récemment, le lancement de l’AP2 (Agent Payments Protocol) de Google en une soixantaine de piliers de la finance et de la hightech (MasterCard, PayPal…) a fait immédiatement du bruit en cherchant à standardiser les moyens de paiement par IA au moyen des agents. Certains intervenants ont en effet manifesté leur inquiétude sur les questions liées de souveraineté numérique et de protection des consommateurs. Car ce marché censé atteindre les 50 milliards de dollars environ en 2030 suscite d’incroyables appétits. Selon McKinsey, les agents pourraient contribuer au commerce mondial pour un montant allant entre 2600 et 4400 milliards de dollars.
Pourtant, la multiplication annoncée des agents me laisse très circonspect. Je n’ai ainsi aucune envie de donner accès en ligne à des tiers les paramètres d’accès à ma vie privée, aspects financiers compris. Les « amis » des Five Eyes et de leurs équivalents européens me comprendront. Mais globalement, avec l’IA agentique, pesez soigneusement les risques que vous courez en matière de sécurité et de confidentialité.
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