L’IA n’a apparemment pas fini de faire danser la bourse. A croire qu’on se rapproche d’un l’éclatement de la bulle du marché de l’IA et même plus globalement d’une dégringolade du secteur logiciel. De nombreuses valeurs du logiciel ont en effet dévissé, à la suite de l’annonce du tout dernier modèle en date d’Anthopic, avec son fameux Claude.
Sa version 4.6 est ainsi venue une fois de plus marcher sur les platebandes de ChatGPT. Elle pousse en effet un peu plus loin un concept déjà présent dans les modèles dits de Deep Thinking, à savoir scinder les tâches ambitieuses pour mieux en venir à bout. Mais cette fois, ce nouveau modèle au numéro qui ne paye pas de mine a mis l’IA… à son service. Il décompose le travail en sous-tâches gérées par autant d’agents, dont il se charge enfin automatiquement de coordonner et synthétiser les résultats
Bien entendu, tout cela ne va pas sans un accroissement substantiel des ressources employées, et donc des coûts. Mais avec Cowork, le service collaboratif du même éditeur, et qui s’appuie aussi sur l’IA pour s’interfacer avec diverses applications en ligne, le sang des investisseurs boursiers les plus émotifs n’a fait qu’un tour.
Ces irresponsables au sang trop chaud selon moi en ont déduit que de telles innovations allaient accroître la concurrence contre les éditeurs de logiciels traditionnels. Elles risquent surtout de contribuer à diminuer le nombre de licences vendues par entreprise. D’où la mini-panique qui a touché nombre d’éditeurs de premier plan, alors qu’ils y vont tous de leur tranche d’IA depuis un bon moment. Mais c’est aussi la preuve d’un retard perçu ou d’une menace liée à l’IA. Et d’une insatisfaction face à leurs résultats financiers.
Même chez Microsoft qui a investi la bagatelle de 14 milliards dans Open AI, lequel s’est lui engagé à acheter jusqu’à 250 milliards de services Azure. Mais devenir le premier actionnaire de l’éditeur de ChatGPT ne le protège pas aux yeux des boursiers craintifs. Pas plus que son investissement prévu de cinq milliards dans Anthropic, histoire de disposer d’un joker à la popularité grandissante.
Une fois de plus, les attentes déraisonnables et contradictoires des uns et des autres font de l’IA une saga pleine d‘innovations incessantes, de rebondissements, et à l’issue incertaine. Les meilleurs scénaristes de Hollywood n’auraient pas imaginé mieux.
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