WordPress pourrait-il disparaître ?

Certains n’hésitent pas à le prévoir, en tout cas. Et vous savez quoi ? Ils ont raison. Pour la simple raison que toute création humaine est aussi périssable que nous-mêmes. Particulièrement dans le secteur informatique, où les évolutions se succèdent à un rythme frénétique.

Mais la prévision de nos oiseaux de mauvais augure se base sur l’argument que WordPress n’évoluerait plus, ne se réinventerait plus, tandis que d’autres, plus récents, n’hésitent pas à retourner la table. Je trouve le jugement sur le premier point aussi lapidaire qu’exagéré, et le rythme continuel de sortie de nouvelles fonctions (Gutenberg, full site editing…) et de versions majeures (disons deux par an) le dément clairement. Au passage, la prochaine devrait sortir le 24 mai.

Mais sur le fond, il est évident qu’un outil de cette envergure ne peut pas se réinventer totalement tous les six mois, car il faut bien évidemment tenir compte de l’existant. En vingt ans, l’outil vedette du Web a suscité le développement d’un environnement incroyable, constitué d’une myriade de sociétés, de développeurs, d’outils et de prestataires en tout genre.


De plus, tout le monde ne souhaite pas nécessairement réaliser la révolution en permanence. Ni les intervenants de cet écosystème ni les possesseurs de sites WordPress. Faire table rase du passé et repartir de zéro ne constitue pas une option sérieuse pour un outil d’une telle popularité. C’est évidemment un inconvénient de taille si nous considérons le temps long. En revanche, d’autres outils n’ayant pas à assumer un tel existant se font un plaisir de tenter des approches radicalement innovantes. Mais je leur souhaite bien du plaisir avant d’arriver à faire le poids. WordPress va en effet bientôt fêter son vingtième anniversaire, et ses qualités lui valent mois après mois de tailler un peu plus en pièces sa concurrence.

Selon une étude de WP Engine, 41% d’Internet s’appuie sur WordPress, pour un total de 82 millions de sites. Et pas des petits pouic-pouic. Non, WordPress équiperait 35% des 10.000 sites générant le plus de visites dans le monde ! Et pour bien enfoncer le clou, l’entreprise précise que l’écosystème génère 2597 milliards de dollars, ce qui lui vaudrait dans le classement du FMI la 39e position s’il s’agissait d’un pays. Et sans sombrer dans un optimisme béat, ces chiffrent continuent à croître chaque année.

Au-delà d’une position aussi bétonnée, il semble clair qu’avant qu’un concurrent parvienne à établir une telle forteresse, il va couler de l’eau sous les ponts. Et, je vous le rappelle, il a fallu 20 ans à son éditeur, Automatic, et à ses innombrables partenaires, pour atteindre la situation actuelle. Alors oui, WordPress cédera certainement sa place un jour à une solution plus innovante, mais ça n’est pas pour demain.


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