Un des choix les plus stratégiques pour les possesseurs de sites Web porte sur le composeur de pages. J’avais déjà abordé ce sujet dans « La guerre des composeurs de pages WordPress est-elle terminée ? ».
Depuis, les choses ont tendance à se stabiliser. Gutenberg occupe actuellement un peu plus de 65% de parts de marché, ce qui est logique, mais ces 2 principaux concurrents survivants s’accrochent. WpBakery conserve pas loin de 13% de parts de marché pour de mauvaises raisons, selon moi (intégration dans de nombreux thèmes, site l’employant sans vraiment de maintenance…).
Pour Elementor, les choses sont un peu plus compliquées. Celui-ci a longtemps été le choix le plus techniquement pertinent du point de vue des agences Web, notamment grâce à ses aptitudes à mettre en œuvre des designs complexes. Il existe donc un énorme parc installé. Naturellement, personne n’a envie de porter ces sites sur Gutenberg et de payer pour cela. Moralité, malgré un léger flou stratégique, ce composeur maintien aujourd’hui sa présence sur environ 21% des sites.
La seconde raison principale à cette impressionnante durée de vie tient à l’écosystème qui s’est bâti autour : Crocoblock, Elementskit, Powerpack pour Elementor… Ces compléments renforcent fort logiquement l’attrait de cette plateforme.
Mais Elementor n’est lui-même pas le dernier pour rajouter de multiples fonctions dans la marmite. C’est même devenu un de ses principaux inconvénients. Il tend ainsi à devenir une véritable usine à gaz, ce qui rebute beaucoup d’utilisateurs néophytes. Autre conséquence, cette boulimie a également un impact négatif sur la stabilité de l’outil. J’en veux par exemple pour preuve les incroyables péripéties de la sortie de la version 3. Celle-ci avait d’ailleurs planté de nombreux sites lors de leur mise à jour.
Bien sûr, les développeurs du composeur ne gardent pas leurs mains dans leurs poches. Ils mettent par exemple les bouchées doubles dans le domaine de l’IA (création de sites, de contenus, de classe CSS, de code HTML ou JS…). Elementor propose même une offre d’hébergement très convaincante, y compris pour les professionnels. Au menu figurent dans toutes les formules d’abonnement les sauvegardes automatiques, la version pro d’Elementor, ainsi qu’un excellent CDN (Cloudflare en l’occurrence). A côté, Automattic, l’éditeur de WordPress, la joue un peu « petits pieds » avec l’IA, ou avec ses hébergements minimalistes, mais ces derniers visent une cible bien moins pointue. Finalement, Elementor pourrait bien survivre à la montée en charge de Gutenberg. Mais je ne vois pas la nécessité ni la pertinence de se lancer aujourd’hui sur cette voie. Et je ne me vois pas en acheter des actions.
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