WordPress en pleine introspection

Il y a quelques mois, j’avais évoqué l’hypothèse d’une disparition possible, un jour, de WordPress. C’était naturellement pour démontrer sa solidité et l’avenir radieux qui se présentait devant lui, après vingt ans de croissance et de succès insolents. Comme pour me faire mentir, sa courbe de parts de marché a pris depuis le sens inverse ! Enfin pas de quoi fouetter un chat, car nous parlons ici d’un petit pour cent.

En ce moment, cette affaire agite un peu la « WordPressosphère », qui semble prendre plutôt au sérieux cette petite variation. Il ne s’agit en effet que d’un petit pour cent, mais qui constitue une première depuis l’origine. Alors certains s’interrogent sur les causes, évoquant notamment une complexité trop importante.

Sur ce point précisément, je pense sincèrement que WordPress réussit déjà brillamment le challenge de proposer une richesse fonctionnelle incroyable au prix d’un niveau de difficulté très raisonnable. Mais il faut rester raisonnable. Ces deux facteurs sont forcément plus ou moins corrélés. Bref, si les adeptes de la création de sites voulant privilégier avant tout autre critère la simplicité devraient se pencher sur Wix, WordPress ne devrait pas chercher selon moi à viser les deux cibles. C’est juste totalement impossible.


Si on regarde dans les détails, deux autres pistes d’explication reviennent quant au petit coup de mou de WordPress. D’abord des soucis de performance. Bien que n’étant pas programmeur Web, il me paraît clair qu’il existe effectivement probablement une certaine marge d’amélioration possible. Ceci étant dit, avec un hébergeur correct comme l’excellent O2Switch, il n’y a aucun risque de souffrir de lenteurs. À moins que vous poussiez le bouchon un peu trop loin, en empilant les extensions au-delà du raisonnable. Mais vous en serez le seul responsable.

Autre reproche à la mode et que je conteste tout autant, WordPress imposerait une difficulté croissante. Je pense même exactement le contraire. Le composeur de page, Gutenberg, se montre en effet sensiblement plus accessible que ses concurrents historiques. J’ai par exemple vu une néophyte refaire son site avec Gutenberg, alors qu’elle l’avait presque terminé avec le composeur de pages Elementor, et se satisfaire chaque jour du gain de simplicité.

Troisième reproche : le temps pris par de déploiement du Full Site Editing. Derrière ce terme barbare se cache un nouveau concept, à savoir la capacité de composer soi-même les parties d’un site relevant du thème, à savoir l’en-tête et le pied de page.

Or il s’agit pour moi d’une innovation en peau de lapin. Les thèmes de qualité comme Kadence ou Astra et tant d’autres permettent déjà mieux et beaucoup plus simplement depuis longtemps. Pourquoi voudriez-vous vous compliquer la vie ? Je pense que WordPress s’est fourvoyé en empruntant cette direction. Mais les éditeurs finiront peut-être par créer des thèmes hybrides qui en tireront pleinement parti. Dans le cas contraire, le Full Site Editing n’aura juste pas trouvé son public, voilà tout. Et personne n’aura perdu quoi que ce soit.

Finalement, ne s’agit-il pas d’une tempête dans un verre d’eau ? WordPress ne peut pas continuer éternellement à prendre 1% de part de marché chaque année, pour finir par faire un score de maréchal président ! Ça ne serait d’ailleurs pas souhaitable, car la concurrence a du bon. Et puis quel intérêt à vouloir le faire occuper plus de place ? Déjà prépondérant, il ne risque pas de disparaître avant de nombreuses années, quand bien même tous les décideurs impliqués cumuleraient toutes les décisions les plus catastrophiques possibles.


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